Dimecres, 12 d'agost de 2020 - Edició 748
La República

Le Monde i Flandes com exemple de neutralitat de la premsa internacional

El nostre Col·lectiu no té per costum comentar notícies relatives a altres llocs del món. Cada terra fa sa guerra, i trobem que és un error, per exemple, ficar en […]

Col·lectiu Emma
Col·lectiu Emma 03/09/2009

El nostre Col·lectiu no té per costum comentar notícies relatives a altres llocs del món. Cada terra fa sa guerra, i trobem que és un error, per exemple, ficar en el mateix sac els casos de Catalunya i el País Basc, com fa sovint la premsa estrangera. Tanmateix, ens ha semblat oportú destacar un article publicat aquesta setmana a Le Monde. El diari de referència d’un país considerat profundament centralista i hostil a les reivindicacions de les nacions sense estat, dintre o fora de les seves fronteres, dóna una notícia sobre el moviment independentista flamenc, i ho fa amb una neutralitat exquisida. Reiterem que no volem de cap manera comparar Catalunya amb Flandes, on les posicions nacionalistes són variades i complexes, però sí que voldríem remarcar el contrast entre la notícia que adjuntem i la intransigència amb què es tracten a la premsa espanyola els “temes nacionals”, tant si es parla de Flandes com de Kosovo o de Catalunya. També volem mostrar que és possible que mitjans internacionals, com Le Monde, parlin de Catalunya en termes objectius, a l’igual que fan quan parlen de Flandes.

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Les autonomistes flamands contre l’exécutif belge
LE MONDE 01.09.09 14h49 • Mis à jour le 01.09.09 14h49
Bruxelles Correspondant

Les séparatistes flamands se mobilisent avant la reprise des pourparlers sur l’avenir institutionnel de la Belgique, qui étaient au programme du premier conseil des ministres de la rentrée, mardi 1er septembre.

Dimanche 30 août, le gouvernement fédéral du premier ministre chrétien-démocrate, Herman Van Rompuy, a été décrit comme “illégitime”, voire “dangereux” par des représentants du mouvement autonomiste flamand. “Pour des raisons démocratiques, nous ne pouvons plus considérer ce gouvernement comme celui du pays”, a expliqué Walter Baeten, président du Comité du pèlerinage de l’Yser.

Cette association, fer de lance du mouvement politico-culturel flamand, commémorait à Ypres, dimanche, le souvenir des soldats flamands morts au front en 1914-1918. Elle a plaidé pour “une Flandre sociale et solidaire”, objectif que seule l’autonomie permettrait d’atteindre à ses yeux.
L’assemblée était vieillissante et clairsemée : quelque 1 500 personnes. Mais, pour les organisateurs, l’essentiel était acquis : des représentants de presque toutes les formations étaient présents, dont le ministre-président de la région, le chrétien-démocrate Kris Peeters, collègue de parti de M. Van Rompuy. Ce dernier dirige-t-il un gouvernement illégitime ? M. Peeters a esquivé. “Il ne m’appartient pas de parler des autres gouvernements”, a-t-il expliqué, sans condamner non plus d’autres propos, à savoir qu’il fallait abolir les élections fédérales et établir une confédération belge qui résulterait d’une négociation directe entre Flamands et Wallons.

Le président régional s’est, en revanche, réjoui que les participants aient souligné que le pouvoir régional exerce des compétences importantes “et qui ne feront que croître”, a-t-il dit.
Malgré tout, M. Peeters et les participants de la célébration d’Ypres continuent d’apparaître comme des modérés. La semaine précédente, un comité dissident, l’Yzerwake, avait réuni trois fois plus de participants au même endroit afin d’exiger une indépendance immédiate de la Flandre et prôner la destruction de l’Etat belge. Lors de ce rassemblement de toutes les composantes de l’extrême droite nationaliste et des courants séparatistes, le président de l’Yzerwake, Wim de Wit, a appelé à une “union sacrée ” des partis pour parvenir rapidement à l’indépendance.

Objet de “chantage”

La manifestation a toutefois confirmé que le courant indépendantiste – qui, selon des estimations difficiles à établir, rassemble de 30 % à 40 % de l’électorat – n’a pas résolu un problème-clé : celui de Bruxelles. Frans Crols, ancien dirigeant du principal magazine économique flamand, Trends, a estimé que, pour assurer vraiment son indépendance, la Flandre ferait mieux d’abandonner la capitale. Cette ville-région serait, selon lui, déjà perdue pour les Flamands, elle serait un enjeu que les Francophones transformeront en objet permanent de “chantage”.
Applaudi par des manifestants, hué par d’autres, M. Crols, l’un des “penseurs” du séparatisme, a été désavoué par tous les partis, y compris (prudemment) par l’extrême droite du Vlaams Belang. Son discours de rupture a, en tout cas, confirmé que, renonçant à l’idée de faire de Bruxelles un district européen ou un condominium géré par la Flandre et la Wallonie, une partie de la droite flamande privilégie désormais l’indépendance par rapport à la mainmise sur la capitale belge.

Bruxelles est progressivement devenue la troisième région du royaume, dotée de pouvoirs à peu près semblables à ceux de la Flandre et de la Wallonie. Majoritairement francophone, assumant un rôle de ville internationale, elle englobe quelque 10 % de Flamands, souvent tentés de se distancier des “Flamands de Flandre”.

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